"Estime de Soi ": compte-rendu de la soirée débat du 19 mai. (Merci à Stéphanie, membre de la commission parentalité.)
Par Le Bac à Sable, vendredi 10 juillet 2009 à 08:59 :: Le Grenier ... à Paroles :: #125 :: rss
Nous sommes tous traversés par cette question de l’estime de soi. On peut la définir comme l’appréciation de sa propre valeur. L’intimité qui m’appartient.
L’estime de soi se construit sur la base de la relation de l’enfant avec ses parents. La construction de l’estime de soi se poursuivra en grande partie sur cette base, tout au long de la vie sociale. On peut donc schématiquement dire qu’il y a 2 estimes de soi : primaire (construite dans la toute petite enfance avec les parents) et secondaire (construite dans les relations sociales de l’enfant qui grandit, se scolarise, a des amis, etc), qui s’articulent, se combinent, se compensent parfois.
Si le socle primaire est solide, nous « encaissons » mieux les gratifications ou les remises en cause. L’estime de soi « secondaire » peut réparer en partie ce socle primaire, mais jamais totalement s’il est fragile. La référence pour les enfants, c’est le regard des parents, et ce, jusqu’à l’adolescence.
L’estime de soi se construit sur la base de la relation de l’enfant avec ses parents. La construction de l’estime de soi se poursuivra en grande partie sur cette base, tout au long de la vie sociale. On peut donc schématiquement dire qu’il y a 2 estimes de soi : primaire (construite dans la toute petite enfance avec les parents) et secondaire (construite dans les relations sociales de l’enfant qui grandit, se scolarise, a des amis, etc), qui s’articulent, se combinent, se compensent parfois.
Si le socle primaire est solide, nous « encaissons » mieux les gratifications ou les remises en cause. L’estime de soi « secondaire » peut réparer en partie ce socle primaire, mais jamais totalement s’il est fragile. La référence pour les enfants, c’est le regard des parents, et ce, jusqu’à l’adolescence.
A eu lieu le 19 mai 2009, à 20h
Au Bac A Sable
En présence de 7 participants.
Intervenant : Laurent MARTIN, psychologue exerçant aux « Pâtes au beurre » (Nantes)
Le débat s’est organisé sur la base d’une liste de questions, que les participants de la première soirée sur « l’estime de soi » avaient fait parvenir à l’intervenant.
Liste des questions :
Nous sommes tous traversés par cette question de l’estime de soi. On peut la définir comme l’appréciation de sa propre valeur. L’intimité qui m’appartient.
L’estime de soi se construit sur la base de la relation de l’enfant avec ses parents. La construction de l’estime de soi se poursuivra en grande partie sur cette base, tout au long de la vie sociale. On peut donc schématiquement dire qu’il y a 2 estimes de soi : primaire (construite dans la toute petite enfance avec les parents) et secondaire (construite dans les relations sociales de l’enfant qui grandit, se scolarise, a des amis, etc), qui s’articulent, se combinent, se compensent parfois. Si le socle primaire est solide, nous « encaissons » mieux les gratifications ou les remises en cause. L’estime de soi « secondaire » peut réparer en partie ce socle primaire, mais jamais totalement s’il est fragile. La référence pour les enfants, c’est le regard des parents, et ce, jusqu’à l’adolescence.
Réponses aux questions :
* Etre un bouc émissaire n’est pas forcément un problème pour l’enfant. Il en retire des bénéfices, puisqu’on le materne, on le protège, on le considère comme victime. On peut cultiver l’ancrage affectif pour le consolider, à condition de ne pas non plus devenir des parents omnipotents. Car l’enfant pourrait devenir tyrannique, prenant l’habitude qu’on fasse les choses pour lui. L’enfant qu’on protège trop, et qui attend trop qu’on le fasse peut prendre l’habitude de rester passif, puis nous reprocher de ne pas avoir agit.
Le plus important pour lui est d’apprendre à résister à la mise à l’écart du groupe, laquelle est très souvent temporaire (utile au groupe à un moment donné). Apprendre à ne pas être trop ébranlé au fond de soi par ce rejet. Pour cela, il faut le rassurer sur la blessure narcissique que cela produit. Si les parents ne compensent pas du tout, l’enfant risque de beaucoup souffrir, car c’est une situation très destabilisante. Surtout si elle se répète.
Il faut se « coltiner » le social pour apprendre à devenir plus fort, apprendre à compter sur soi-même, afin de pouvoir devenir autonome. Mais certaines circonstances vous mettent plus facilement que d’autres en situation de bouc émissaire. Par exemple, être obèse et pas doué en sport. Alors il faut essayer de faire de sa différence une distinction positive.
En tant que parent, nous devons apprendre à lâcher de notre toute puissance sur notre bébé qui grandit. Car au tout début, l’enfant dépend entièrement de nous, mais il doit devenir autonome, confiant en ses propres capacités, et pour cela, il va falloir à la fois le rassurer sur ce qu’il vaut, et en même temps le laisser expérimenter les situations, même celles qui ne sont pas satisfaisantes ou difficiles. Trop le protéger, ou bien vouloir être un parent parfait (comblant) risque de créer de l’inhibition, ou du moins un défaut d’autonomie.
Certains finissent par faire de cette situation de bouc émissaire une sorte d’identité qui les suit.
* Il existe des situations familiales qui font que certains adultes prennent une place importante dans la vie d’un enfant, en plus des parents (beau parent, grand parent, éducateur,…) Si les parents déprécient beaucoup l’enfant, cet adulte « substitut » peut parfois aider à combler un peu le manque d’estime de soi. Mais l’enfant dépend beaucoup des parents. Si ceux-ci ne donne pas de légitimité aux autres adultes, il sera bien difficile à l’enfant de le faire malgré eux (conflit de loyauté).
* Pour respecter les autres, il faut déjà se respecter soi-même. Mais pour cela, il faut que les parents respectent l’enfant. Il faut faire l’expérience du respect.
L’estime de soi est bonne ou mauvaise. C’est l’appréciation qu’on se porte à soi-même. La valeur de ce qu’on est est héritière de notre relation avec nos parents et de nos relations sociales. Puis on s’émancipe un peu, et on peut accepter de ne pas être apprécié.
La mésestime de soi peut conduire au suicide, à la dépression, ou poser des problème de construction psychique (ex : orphelins en Roumanie, qui n’ont pas rencontré d’écho favorable à leur reconnaissance en tant qu’êtres humains). D’où l’importance d’être dans la bienveillance et dans l’accueil. C’est-à-dire accepter que l’enfant soit autre, différent de ce que j’attendais. Si je déçois mes parents, cela atteint profondément mon estime de moi, la valeur que je m’accorde.
* Distinguer l’être et l’avoir. On peut dire à un enfant qu’on est agacé par sa lenteur, mais pas le rejeter en totalité parce qu’il « est » lent. Important que l’enfant fasse la différence entre ce qu’il est profondément, et son comportement à un moment donné. Cela donne à l’enfant une capacité à relativiser « je ne suis pas seulement ce que je fais ».
Attention au mode binaire ; dire sans cesse à l’enfant « c’est bien / pas bien », cela risque de l’empêcher d’explorer, c’est étouffant un cadre strict. Si ce qu’on fait est toujours mal, risque d’évitement. Si ce qu’on fait est toujours bien, risque d’anxiété, car ça met la barre haute. Et « sans cesse », c’est excessif !
Parfois nos interdits en tant que parents sont le signe de nos manques de confiance, car on ne considère pas notre enfant comme « capable ».
* Certains enfants se découragent face aux difficultés « je suis nul ». C’est le rappel de la réalité, qui atteint l’idéal du moi. Entendre la souffrance d’un enfant est important. Pour persévérer, il doit accepter d’échouer, aller se réassurer sur d’autres choses, pour pouvoir repartir et y revenir s’il a envie.
Si quoi qu’il dise on ne l’écoute pas, il peut avoir l’impression qu’il n’est pas considéré. Or dans la question de l’estime de soi, tout tourne autour de la reconnaissance et de l’autonomie. Pas de méfiance pour aller vers le monde si on a été reconnu, on peut s’autonomiser.
Face aux activités qu’on propose aux enfants, il faut les laisser explorer, papillonner au début. Attendre qu’ils se focalisent d’eux mêmes.
* L’enfant s’appuie beaucoup sur ce qu’il ressent de nos réactions, donc aussi sur le « non verbal ». Si on n’est pas sincère, l’enfant le sent. Donc ce qu’on pense est presque plus important que ce qu’on dit.
* Timidité et estime de soi sont liés. Aller vers les autres nécessité un minimum d’assurance. On peut cultiver son idée de ses compétences à la maison, pour réassurer l’enfant. Cultiver l’assurance. L’attention et l’écoute qu’on lui porte soutiennent son expression : il peut donner son avis.
* Il est bon parfois de laisser les enfants régler leurs conflits entre eux. On doit éviter d’être l’avocat d’un enfant, mais le réconforter ou le consoler, oui.
* L’importance de ce que vaut un enfant va bien au-delà de ce qu’il fait à l’école. L’amour inconditionnel reste, quelles que soient ses erreurs. Du coup il peut se remettre en question sans que cela soit une remise en cause de ce qu’il vaut. C’est difficile, car l’école cristallise l’inquiétude des parents. Mais l’élève n’est pas le sujet entier.
* La société nous fera nous sous estimer si on privilégie l’avoir plus que l’être. Mais si on cultive le sens de notre propre valeur, on est davantage à l’abri de ces fluctuations.
* Les petites réussites peuvent nous aider à apprendre à nous estimer. Mais à condition de savoir s’en saisir. Et tout dépend du « capital » dont on dispose. Quand on se sent suffisamment « aimable », on peut s’autoriser à mériter du bon. La reconnaissance des parents est parfois recherchée toute une vie. Certains n’arrivent pas à s’affranchir de cela. Il faut alors aller vers un travail personnel (de l’ordre d’une psychothérapie) pour pouvoir passer à autre chose.
* Pour réagir aux regards qui nous dévalorisent, il faut travailler sur la distance qu’on a vis-à-vis de ce qu’on nous renvoie. Mais on fait comme on peut !
* Quelqu’un qui fait paraître beaucoup d’estime de lui est parfois quelqu’un qui masque un manque d’assurance. L’important c’est l’équilibre que chacun trouve entre le doute et l’assurance.
Au Bac A Sable
En présence de 7 participants.
Intervenant : Laurent MARTIN, psychologue exerçant aux « Pâtes au beurre » (Nantes)
Le débat s’est organisé sur la base d’une liste de questions, que les participants de la première soirée sur « l’estime de soi » avaient fait parvenir à l’intervenant.
Liste des questions :
- Est-ce qu’un enfant bouc émissaire le reste toute sa vie, et dans toutes ses relations ?
- Comment l’enfant se repère si les parents critiquent l’adulte substitut ?
- Comment respecter les autres si on ne se respecte pas soi-même ?
- Comment trouver l’équilibre entre leur apprendre la persévérance et entendre les limites ou les choix des enfants ?
- Faut-il souligner sans cesse si l’enfant fait bien (ou mal) ? Que produit sur l’enfant ce rappel incessant sur la qualité de ses actions ?
- Apporter un discours positif à son enfant pour lui donner confiance me semble tout à fait légitime. Mais qu'en est-il du langage non verbal (attitudes, gestes...) qui trahit/traduit peut-être le contraire de notre message oral ? Comment le dompter quand on s'adresse à son enfant (sans avoir à réfléchir 5 min avant) ?
- La timidité d'un enfant traduit-elle une estime de soi "insuffisante" (sous-entendu on peut agir dessus) ou bien un trait de caractère qui évoluera (ou pas) de lui-même ?
- Dans une fratrie, comment l'estime de soi est-elle mise à mal ? Les confrontations, les conflits et leur gestion par les parents ou par les enfants arment-ils les enfants ? Est-il préférable, pour les parents, de privilégier la gestion des conflits par les enfants eux-mêmes (comment les aider alors) ?
- A l'école, le manque d'estime de soi est-il surtout lié au "droit à l'erreur" ? Comment les parents/les enseignants peuvent-ils dédramatiser la situation (je ne parle pas d'échec scolaire) ?
- La société actuelle ne nous fait elle pas nous sous estimer ?
- Comment apprendre à nous estimer ?
- Comment réagir (répondre) aux regards ou aux remarques qui fragilisent notre propre estime ?
- Y a t il un risque à avoir trop d'estime de soi et comment « gérer » les gens qui ont une haute estime d'eux mêmes ?
- Comment l’enfant se repère si les parents critiquent l’adulte substitut ?
Nous sommes tous traversés par cette question de l’estime de soi. On peut la définir comme l’appréciation de sa propre valeur. L’intimité qui m’appartient.
L’estime de soi se construit sur la base de la relation de l’enfant avec ses parents. La construction de l’estime de soi se poursuivra en grande partie sur cette base, tout au long de la vie sociale. On peut donc schématiquement dire qu’il y a 2 estimes de soi : primaire (construite dans la toute petite enfance avec les parents) et secondaire (construite dans les relations sociales de l’enfant qui grandit, se scolarise, a des amis, etc), qui s’articulent, se combinent, se compensent parfois. Si le socle primaire est solide, nous « encaissons » mieux les gratifications ou les remises en cause. L’estime de soi « secondaire » peut réparer en partie ce socle primaire, mais jamais totalement s’il est fragile. La référence pour les enfants, c’est le regard des parents, et ce, jusqu’à l’adolescence.
Réponses aux questions :
* Etre un bouc émissaire n’est pas forcément un problème pour l’enfant. Il en retire des bénéfices, puisqu’on le materne, on le protège, on le considère comme victime. On peut cultiver l’ancrage affectif pour le consolider, à condition de ne pas non plus devenir des parents omnipotents. Car l’enfant pourrait devenir tyrannique, prenant l’habitude qu’on fasse les choses pour lui. L’enfant qu’on protège trop, et qui attend trop qu’on le fasse peut prendre l’habitude de rester passif, puis nous reprocher de ne pas avoir agit.
Le plus important pour lui est d’apprendre à résister à la mise à l’écart du groupe, laquelle est très souvent temporaire (utile au groupe à un moment donné). Apprendre à ne pas être trop ébranlé au fond de soi par ce rejet. Pour cela, il faut le rassurer sur la blessure narcissique que cela produit. Si les parents ne compensent pas du tout, l’enfant risque de beaucoup souffrir, car c’est une situation très destabilisante. Surtout si elle se répète.
Il faut se « coltiner » le social pour apprendre à devenir plus fort, apprendre à compter sur soi-même, afin de pouvoir devenir autonome. Mais certaines circonstances vous mettent plus facilement que d’autres en situation de bouc émissaire. Par exemple, être obèse et pas doué en sport. Alors il faut essayer de faire de sa différence une distinction positive.
En tant que parent, nous devons apprendre à lâcher de notre toute puissance sur notre bébé qui grandit. Car au tout début, l’enfant dépend entièrement de nous, mais il doit devenir autonome, confiant en ses propres capacités, et pour cela, il va falloir à la fois le rassurer sur ce qu’il vaut, et en même temps le laisser expérimenter les situations, même celles qui ne sont pas satisfaisantes ou difficiles. Trop le protéger, ou bien vouloir être un parent parfait (comblant) risque de créer de l’inhibition, ou du moins un défaut d’autonomie.
Certains finissent par faire de cette situation de bouc émissaire une sorte d’identité qui les suit.
* Il existe des situations familiales qui font que certains adultes prennent une place importante dans la vie d’un enfant, en plus des parents (beau parent, grand parent, éducateur,…) Si les parents déprécient beaucoup l’enfant, cet adulte « substitut » peut parfois aider à combler un peu le manque d’estime de soi. Mais l’enfant dépend beaucoup des parents. Si ceux-ci ne donne pas de légitimité aux autres adultes, il sera bien difficile à l’enfant de le faire malgré eux (conflit de loyauté).
* Pour respecter les autres, il faut déjà se respecter soi-même. Mais pour cela, il faut que les parents respectent l’enfant. Il faut faire l’expérience du respect.
L’estime de soi est bonne ou mauvaise. C’est l’appréciation qu’on se porte à soi-même. La valeur de ce qu’on est est héritière de notre relation avec nos parents et de nos relations sociales. Puis on s’émancipe un peu, et on peut accepter de ne pas être apprécié.
La mésestime de soi peut conduire au suicide, à la dépression, ou poser des problème de construction psychique (ex : orphelins en Roumanie, qui n’ont pas rencontré d’écho favorable à leur reconnaissance en tant qu’êtres humains). D’où l’importance d’être dans la bienveillance et dans l’accueil. C’est-à-dire accepter que l’enfant soit autre, différent de ce que j’attendais. Si je déçois mes parents, cela atteint profondément mon estime de moi, la valeur que je m’accorde.
* Distinguer l’être et l’avoir. On peut dire à un enfant qu’on est agacé par sa lenteur, mais pas le rejeter en totalité parce qu’il « est » lent. Important que l’enfant fasse la différence entre ce qu’il est profondément, et son comportement à un moment donné. Cela donne à l’enfant une capacité à relativiser « je ne suis pas seulement ce que je fais ».
Attention au mode binaire ; dire sans cesse à l’enfant « c’est bien / pas bien », cela risque de l’empêcher d’explorer, c’est étouffant un cadre strict. Si ce qu’on fait est toujours mal, risque d’évitement. Si ce qu’on fait est toujours bien, risque d’anxiété, car ça met la barre haute. Et « sans cesse », c’est excessif !
Parfois nos interdits en tant que parents sont le signe de nos manques de confiance, car on ne considère pas notre enfant comme « capable ».
* Certains enfants se découragent face aux difficultés « je suis nul ». C’est le rappel de la réalité, qui atteint l’idéal du moi. Entendre la souffrance d’un enfant est important. Pour persévérer, il doit accepter d’échouer, aller se réassurer sur d’autres choses, pour pouvoir repartir et y revenir s’il a envie.
Si quoi qu’il dise on ne l’écoute pas, il peut avoir l’impression qu’il n’est pas considéré. Or dans la question de l’estime de soi, tout tourne autour de la reconnaissance et de l’autonomie. Pas de méfiance pour aller vers le monde si on a été reconnu, on peut s’autonomiser.
Face aux activités qu’on propose aux enfants, il faut les laisser explorer, papillonner au début. Attendre qu’ils se focalisent d’eux mêmes.
* L’enfant s’appuie beaucoup sur ce qu’il ressent de nos réactions, donc aussi sur le « non verbal ». Si on n’est pas sincère, l’enfant le sent. Donc ce qu’on pense est presque plus important que ce qu’on dit.
* Timidité et estime de soi sont liés. Aller vers les autres nécessité un minimum d’assurance. On peut cultiver son idée de ses compétences à la maison, pour réassurer l’enfant. Cultiver l’assurance. L’attention et l’écoute qu’on lui porte soutiennent son expression : il peut donner son avis.
* Il est bon parfois de laisser les enfants régler leurs conflits entre eux. On doit éviter d’être l’avocat d’un enfant, mais le réconforter ou le consoler, oui.
* L’importance de ce que vaut un enfant va bien au-delà de ce qu’il fait à l’école. L’amour inconditionnel reste, quelles que soient ses erreurs. Du coup il peut se remettre en question sans que cela soit une remise en cause de ce qu’il vaut. C’est difficile, car l’école cristallise l’inquiétude des parents. Mais l’élève n’est pas le sujet entier.
* La société nous fera nous sous estimer si on privilégie l’avoir plus que l’être. Mais si on cultive le sens de notre propre valeur, on est davantage à l’abri de ces fluctuations.
* Les petites réussites peuvent nous aider à apprendre à nous estimer. Mais à condition de savoir s’en saisir. Et tout dépend du « capital » dont on dispose. Quand on se sent suffisamment « aimable », on peut s’autoriser à mériter du bon. La reconnaissance des parents est parfois recherchée toute une vie. Certains n’arrivent pas à s’affranchir de cela. Il faut alors aller vers un travail personnel (de l’ordre d’une psychothérapie) pour pouvoir passer à autre chose.
* Pour réagir aux regards qui nous dévalorisent, il faut travailler sur la distance qu’on a vis-à-vis de ce qu’on nous renvoie. Mais on fait comme on peut !
* Quelqu’un qui fait paraître beaucoup d’estime de lui est parfois quelqu’un qui masque un manque d’assurance. L’important c’est l’équilibre que chacun trouve entre le doute et l’assurance.
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Commentaires
1. Le mercredi 16 septembre 2009 à 21:27, par Le Bac à Sable
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